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MAXIMINO PENA Y MUNOZ
(Soria, 1863 - Barcelone, 1940)
Une beauté espagnole
Signé M Pena, daté 1908 en haut à droite
Huile sur toile, 65x94 cm
Stima € 8.000 - 12.000
Maximino Pena a acquis une solide formation académique à l'École supérieure de peinture, sculpture et gravure de Madrid.Il continue de se former lui-même en dessinant et copiant au Musée de Prado des tableaux des grands maîtres. Il a suivi des cours au Círculo de Bellas Artes et à l'atelier du peintre Casto Plasencia, qui fait partie du groupe paysagiste Muros de Pravia. Parallèlement, il se fait connaître lors des expositions collectives à Madrid en 1881 et une expositions personnelle à Soria en 1883. Il collabore également en tant qu'illustrateur dans divers journaux et magazines, tels que l'Album de artistas españoles ou bien le Recuerdo de Soria. En 1883 le Conseil de Province de Soria lui accordera une bourse d'étude, grâce à cette subvention il part à Rome pendant trois ans. Son séjour en Italie lui permet d'approfondir sa connaissance de la tradition académique mais aussi connaitre des tendances artistiques les plus actuelles: visitant Florence, Venise, Naples mais aussi Paris, il clôture sa formation selon les meilleurs canons de la culture artistique espagnole du XIXe siècle. Sa première série d'oeuvres est consacrée au paysage, sujets populaires et monuments de son pays. En 1887 pour débuter aux Expositions nationales des Beaux-Arts de 1887, Pena choisit un thème à la tendance innovante pour l'époque. Son tableau La lettre du fils absent lié aux arguments narratifs humains et contemporains,
s'inscrira ainsi dans le courant réaliste proposé par Gustave Courbet.
Dans notre tableau, pour le peintre le visage coquet et la silhouette élégante de la jeune femme ne représentent pas des éléments de portrait, mais une image élégamment distillée dans laquelle se mêlent le goût formel de la décoration et celui de l'ornement.

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